| La désirance |
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| Écrit par Yves-Fred Boisset | |
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L A D É S I R A N C E. Ton corps serpente en sa jeunesse, Ironique et provocateur ; Ta peau ruisselle de paresse Et s'enveloppe de moiteur. Ca sent l'amour et ça sent bon, C'est comme un parfum d'espérance; Au fond de mon coeur vagabond, Je sens lever la désirance. Ton corps se love en ses arcanes Pour sécréter son élixir ; Ta peau méandre ses chicanes Jusqu'au retable du plaisir. Ca sent l'amour et ça sent bon, C'est comme un parfum d'impudence ; Au fond de mon coeur pudibond, Je sens vibrer la désirance. Ton corps s'habille de lumière, De reflets d'or et de vermeil ; Ta peau frissonne sans manière Sous les baisers du dieu soleil. Ca sent l'amour et ça sent bon, C'est comme un parfum d'insolence ; Au fond de mon coeur furibond, Je sens crier la désirance. Ton corps n'est plus que silhouette Dans la mémoire de mes mains ; Ma peau chagrine et pirouette Au bout des nuits sans lendemains. Ca sent la mort et ça sent bon, C'est comme un parfum de souffrance; Au bord de mon coeur moribond, Je sens pleurer la désirance. Yves-Fred Boisset
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